Carnet enthousiaste d'une gourmande chronique...

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Folk You !

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jeudi, décembre 29 2011

Solaneko, à Toulouse

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Clin d'œil & infiniment merci à A., une lectrice, qui m'a fait découvrir cette adresse :)

          

Ô Rêve  Je suis une fille bizarre et la nuit, je rêve de boufferies... Humm, pourquoi s'étonner? ;)  Une fois, j'ai rêvé d'une cantine japonaise dans un espace infini, proposant une cuisine familiale (pas de sushi, ni brochettes !) et locale (tant qu'à faire) où l'on y trouve un plat du jour qui change réellement tous les jours (ça sent le vécu...)  et ouvert le samedi ! Un lieu quasi unique à Toulouse, à mi-chemin entre l'Okini et le Motchiya. Un beau rêve ?!?

Aujourd'hui, je n'ai pas rêvé, ce lieu existe bien... Puisque j'ai y déjeuné à plusieurs reprises avec à chaque fois un ami différent, et avec toujours autant de plaisir. Il se nomme « Solaneko », et se cache au quartier Saint-Cyprien (mon quartier de cœur), autour de la place de l'Estrapade.

L'établissement, immense et inondé de lumière, est divisé en deux parties. D'un côté, se trouve une petite épicerie proposant des articles artisanaux et des produits bio (dont certains sont utilisés dans sa voisine). Et de l'autre, vous l'auriez devinée, la cantine japonaise, cette partie qui me fait tant rêver :)  L'adresse vient juste d'éclore (début Novembre) et elle a déjà trouvé ses fidèles abeilles ! Et tant mieux, longue vie au Solaneko !!

          

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La Réalité  À l'intérieur, de petites tables perdues parmi les grandes (donc peut recevoir des groupes), la cuisine ouverte où l'on peut apercevoir le personnel discret s'activer. On s'égare en plein rêve. On prend place, puis la maitresse des lieux Tomoko nous offre, avec générosité et enthousiasme réservé, un verre d'infusion d'orge grillé... Ses reflets mordorés me séduisent, son parfum fumé est intriguant et au goût, ça me rappelle le café à l'eau, et personnellement, je trouve cette infusion plutôt agréable.

Proposer une restauration japonaise avec des produits locaux et bio, c'est pas un peu incohérent ? Comme je l'avais dit précédemment, il n'est pas nécessaire d'avoir beaucoup de produits japonais pour cuisiner authentiquement japonais... Et je rajouterai même que c'est un révélateur de nos trésors locaux méconnus voire ignorés, et en plus, pour les héros ordinaires, pourquoi pas s'en inspirer quotidiennement dans la cuisine pour équilibrer ses repas (que j'applique désormais chez moi).

D'ailleurs, je ne peux m'empêcher de penser à ce manga « La Petite Forêt » de Daisuke Iragashi (clin d'œil et bel'anniversaire ;) au Mulot) dont je vous conseille, sans tarder, la lecture.

       

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« C'est trop trop bon ! »  Comme nous étions les premières clientes de la journée, le service n'a pas tardé. Soudain, sur la table, apparaissent la formule du jour : la petite soupe bien réconfortante, le précieux bol de riz et la grande assiette du jour bien garnie. 

J'avale une gorgée de Soupe Miso. Révélation ! La saveur du miso est discrète mettant en valeur la garniture inhabituelle. Dedans, point de champignon de Paris ou de poireau émincé mais des lamelles de tofu frit et de feuilles de cresson ciselé. Ce mariage peut bousculer les papilles non-converties. À noter aussi que la garniture change selon l'inspiration.

Autre claque : Le riz n'est pas blanc mais complet et vient de Camargue. Chaque graine s'éclate sous la dent délivrant son goût riche en nature, on croirait manger du blé. Nos sens en sont désorientés. Surprenant. Je suis tellement tombée en amour, qu'avant de repartir, j'ai profité pour y faire une petite emplette dans la boutique-colocataire.
Le porc au miso et gingembre-frais nourrissait ma faim de connaissance sur la cuisine japonaise. Très tendre tout en complicité et en émotion. On dirait un plat « doudou », comme si une maman l'aurait préparé pour ses enfants.
La salade d'épinard aux copeaux de bonite (variété de petit thon, séché puis râpé), les tranches de potiron bouilli et la salade verte à la vinaigrette douce à l'huile de sésame complètent l'équilibre végétal et saisonnier. 

Le plat du jour change réellement tous les jours ;) (alternant porc, poulet, poisson...) avec en guest-star des légumes de saison et locaux... D'ailleurs, lors de ma première visite, j'ai vu de mes yeux de vrais légumes (potirons magiques et jolis bouquets d'épinard, entre autre) traversés la salle jusqu'à conquérir l'économat (la réserve). On s'en lasse pas, il faut être toutefois aventurier/très ouvert et ça donne envie de revenir pour découvrir la surprise du jour.

                        

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Atterrissage en douceur...  Flan maison au thé parfumé jasmin & Dora-yaki.

La maîtresse des lieux nous avoua timidement que le Dora-yaki n'est pas fait-maison. J'ai pris le risque, la gourmandise me perdra ! Et que rajouter ? Ça a ressemble à deux pancakes à la texture d'une génoise, collés par de la pâte d'adzuki (petit haricot rouge dont les japonais raffolent, le goût rappelle familièrement la crème de marron). Le tout servi dans de la jolie céramique nippone à en rendre jalouses toutes foodistas qui se respectent.

     

Comme tout doux rêves ont une fin... Il faut se réveiller, se lever et régler sa petite note, « Vous reviendrez ? » me lança la maitresse des lieux... C'est sûr, je reviendrai :)  À suivre...

       

         

Solaneko  Épicerie, Cantine japonaise & Salon de thé

9 rue Réclusane (ou près de place de l'Estrapade), Toulouse. 05 62 48 76 28. Réservation très recommandée.

Ouvert du Mardi au Samedi, de 11h à 19h. Attention fermé les Lundi/Dimanche et pas de CB !!

jeudi, décembre 22 2011

Le Tire Bouchon, à Toulouse

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Pour aujourd'hui, je laisse carte blanche, ou plutôt, je prête ma plume à Ludovic Roif, gourmet éclairé et entremetteur du TerroirCamp que j'ai connu grâce à ma fameuse tarte en juin dernier... Et quelle plume ! De l'enchantement à la lecture comme une rencontre inattendue, comme un cadeau que l'on découvre où se virevoltent les mots entre plaisir, enthousiasme et sincérité... Ô Merci à toi ;)  (Et tu peux revenir quand tu le souhaites, y'aura toujours du bon café et des petits biscuits qui t'attendent à la maison.)

             

Première adresse rencontrée à Toulouse il y a 2 ans et demi grâce à Hippolyte Courty (aujourd'hui torréfacteur), c'était évident. Nous étions presque voisins. J'y retournais souvent. Enflammée l'avait donc mis sur sa liste. Nous nous y sommes rendus en piaillant accompagnés d'une violoniste gameuse et d'un barbu aux yeux pétillants. Voici donc quelques souvenirs de ce repas que nous avons partagé un jour de novembre ensoleillé.

         

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Vin - Sirène de Cadaquès.

Le Tire Bouchon c'est déjà un nom. Il sonne comme une aventure croquignolesque. Dans « bouchon » il y a « cochon », et rien ne ressemble plus à une « queue de cochon » qu'un « tire-bouchon »... Sans doute l'auteur du nom a plutôt pensé à l'invitation sonore à déboucher de bonnes bouteilles de vin, ce bruit qui malgré la raréfaction des bouchons de liège de qualité remplacés par quelques capsules en plastique continuent de nous séduire. Oui le Tire-Bouchon tinte comme un espace d'humeur convivial et sans prise de tête... Une cave à manger comme tant d'autres. Et c'est tout à son honneur !

                  

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Entrées - Velouté de butternut & chantilly à la noisette. Allumette de pieds de porc pané & frisée.

D'abord dédié aux dieux de la vigne (ambiance vivante et nature), sur deux niveaux, quelques tables trouvent place. Des tables qui semblent être arrivées là par hasard, sans préméditation comme s'il avait fallu un jour donner une place à la cuisine dans ce lieu tout entier consacré à Bacchus... Et c'est un peu cela : La cave est née de l'envie de Philippe Lagarde de partager sa passion pour le vin, et quelques temps plus tard, Laurence a décidé de le rejoindre pour partager à son tour ses propres interprétations des saveurs. Ces deux là jouent un duo sans fausse note. Un équilibre paisible se crée et l'étroitesse du lieu n'occasionne aucune bousculade exactement comme les plats qui nous arrivent !    

            

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Plats - Curry de joue de veau. Ravioli fromagère.

Après une présentation courte de l'ardoise, quelques plats aux intitulés simples se présentent, et puis les assiettes. Avec une grande simplicité, chacune semble présenter un paysage bistrotier classique... On voit pourtant déjà le sens du détail dans la présentation des pieds de porcs panés en allumettes, les feuilles de frisée bien ordonnées. En bouche, les saveurs s'assemblent et l'équilibre du moelleux et du croustillant répond à celui de l'acide et du gras... Irrésistible. Suivent des joues de veau dont la tendresse surprennent chacune de mes papilles. Enveloppées dans un curry à peine relevé, joue contre joue pour une relation toute en intimité, elles se dévoilent sans retenue ce qui n'est pas sans créer des correspondances avec la sensualité de ce joli vin de sirène en provenance de Cadaquès. Le dessert déboule comme une partition finale destinée à nous ramener progressivement à la réalité ! C'est un crumble parfaitement structuré où le moelleux de la mangue fait office de fondations rassurantes, alors que le croustillant de la pâte définit les contours d'une coque brisée et que les citrons verts (très citronnelle) nous élèvent vers des cimes de saveurs glacées.

      

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Desserts - Pot de crème au chocolat. Crumble mangue passionnément !

Nous terminons ce repas heureux comme des compagnons ayant participé à un jeu merveilleux dont certaines règles nous échapperaient encore. La Place Dupuy est là avec ses voitures. Le soleil est franc. Alors que la musique laissée sur nos papilles va progressivement s'éteindre, Naima de John Coltrane sera une transition toute trouvée. A moins que cela soit une belle introduction quand il vous viendra l'envie de vous y rendre. Chanceux Toulousains !

         

Ludovic (@ludovicroif)

          

             

Le Tire-Bouchon  Cave à manger

23 place Dupuy, Toulouse (Métro François Verdier) Tel : 05 61 63 49 01

Ouvert du mardi à samedi, de 10h à 20h. Repas servi seulement au déjeuner.

mardi, décembre 13 2011

Le P'tit Resto

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Petite Cantine de quartier  Ce n'est pas un hasard si je vous amène vers cette petite adresse, puisque c'est une amie blogueuse... Au début, il y a Monique, une passionnée qui adore cuisiner avec générosité pour sa famille et ses amis, et qui partage ses recettes en ligne Traiteur à Domicile. À noter, ses connaissances sur la gastronomie libanaise m'impressionne à chaque fois... Et puis à force, elle a mise en veille sa carrière dans l'enseignement pour se lancer à cette belle aventure qui grandit d'année en année, le rêve de nombreuses personnes : Être chef de son propre restaurant. Pas dans n'importe quel format. Une petite cantine, une cantine de poche, le P'tit resto c'est son petit nom ! Situé entre Jean-Jaurès et Matabiau, accueillant 14 couverts emmitouflés dedans et 4 dehors (si beau temps), ouvert seulement pour le déjeuner. Et s'il n'y a pas de place, vous pouvez l'emporter.

          

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Que mitonne Monique ??  Hélas, pas de plats libanais au menu (sauf les jeudis soir en Été) car les préparations demandent une grande préparation... En revanche, elle propose une cuisine généreuse et familiale à l'assiette assez décontractée. Aux formules très bénéfiques pour le porte-monnaie (par ex, plat et dessert = 11 euros avec une boisson comprise). D'ailleurs, son p'tit resto a déjà ses fidèles. Pratiquement tout le monde s'appelle par les prénoms que « Monsieur/Madame ». On a l'impression d'être chez soi ou qu'on fait parti d'une grande bande de copain. 

Ce jour-là, Monique m'a proposée de goûter cette curiosité libanaise, la bastourma. Quel privilège... C'était délicieux, épicé mais pas piquant, moelleux car il n'a pas assez séché. Et tant mieux.

           

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Plat du jour  Lors de mon passage, le Chili Con Carne est inscrit à l'ardoise mais aussi le Couscous. Et quelle surprise, cette assiette (à gauche) est pour moi. Moi seule ! Deux belles boulettes de bœuf, un beau morceau de poulet fermier et autant de légumes fondants. La graine fine est très légère (et je me demande toujours comment on arrive à ce résultat). Le bouillon qui voulait déborder. Monique attentive à ses hôtes, nous demande si on souhaitait plus de bouillon. Je dégustais en pleine bouchée, en prenant le temps et en arrosant mon plat de sauce piquante (je suis folle).

Côté desserts...  Gâteau à la semoule, pain d'épice & crème anglaise, faisselle etc... Du haut de son présentoir, les macarons font cligner les yeux, je suis tombée dans le piège. On ne peux pas les manquer. En plus, c'est la spécialité de Monique ! C'est dommage de passer à côté, surtout qu'ils sont très biens faits ! Croquant, moelleux, parfumé à la fleur d'oranger, et assez costaud en fin de repas. Il parait que la cheffe en prépare au moins une fois par semaine et bien sûr les parfums varient : façon Ispahan, pistache, chocolat... On ne risque pas de s'en lasser ;) Pour savoir quel jour, surveiller sa page FB.

Pour bien déjeuner dans un cadre familial & sans se ruiner, c'est la bonne adresse.

            

           

Le P'tit Resto

44 rue des 7 Troubadours, Toulouse (Quartier Jean-Jaurès). 05 61 62 80 18. Passez un coup de fil pour réserver !

Ouvert au déjeuner, sur place ou à emporter, du lundi au vendredi.

jeudi, novembre 24 2011

Toulouse } Ô Thé Divin

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Le Paradis des Tentations  J'ai voulu garder cette adresse de ce salon de thé pour moi toute seule, et puis finalement, j'ai changé d'avis... Vous avez de la chance :) Cette adresse m'a été partagée par Florence (encore !)... D'après ce que j'ai compris, Ô Thé Divin était à l'origine à Montauban, et il vient d'emménager il y a quelque mois dans notre ville rose, avec pour voisins un resto à tapas et une cantine à kebab. Situé dans la rue Baour Lormian, on l'emprunte souvent sans y faire attention, et puis on est attiré par cette lumière chaleureuse mettant en valeur les pâtisseries maisons exposées à la vitrine, ainsi que les propositions alléchantes. L'invitation est irrésistible, on a envie d'y entrer. On cède à la tentation. L'ambiance est shabby chic (mais quel salon de thé ne l'est pas...), musique discrète s'effaçant derrière les conversations des gourmands. La salle compte une petite vingtaine de place, en comptant aussi la mezzanine (ou dois-je nommer le paradis ?). Et si le temps le permet, ce qui est probable à Toulouse, vous pouvez toujours essayer la terrasse. 

Qu'a-t-il de plus ce salon de thé ?? Ce sont ces formules divines ! Par exemple, un thé (3 €) et une part de pâtisserie (3,80 €) revient à 6 € (Je n'ai pas tout retenu en détail la carte. Quand je retrouve ma copine C, c'est avant tout pour papoter et goûter. Heureusement !)

         

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Nos boissons  le Thé gout russe (aux agrumes) et mon café viennois à la chantilly bien fraîche contrastant avec le nectar chaud.

Un choix infini en thé y est proposé qu'on pourrait s'y perdre surtout si on s'arrête sur chaque nom plutôt évocateur. Et heureusement pour moi, on trouve, du café !

          

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Les pâtisseries  Après le choix de la boisson, le choix du gâteau, ça va toujours de paire :)

Ma part de Tarte au caramel. Le destin a frappé, la dernière part de la journée n'attendait que moi ;) Elle est un bonbon à chaque bouchée talonné par un fond de pâte sablée croquante. Délicieuse et généreuse, elle arrive à faire oublier la température négative à l'extérieure. Et en bonus, elle fait muscler maxillaires, pourquoi se complexer, c'est pas une bonne nouvelle ??

           

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La part de Key lime pie à la crème au citron très douce et coiffée d'une meringue hautement respectable. Et D'ailleurs, lorsqu'elle est apparue sur le buffet, elle a aguiché ostensiblement toutes les gourmandEs de la salle... ;)

          

Aujourd'hui, j'ai emprunté de nouveau cette rue... Ô Thé Divin a déjà trouvé ses amateurs...

       

             

Ô Thé Divin
6 rue Baour Lormian, Toulouse. 05 34 44 96 40  

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