Carnet enthousiaste d'une gourmande chronique...

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dimanche, janvier 8 2012

J'aime/J'aime pas... Un salon de thé dans Toulouse...

Salondethé-A

- Lustre & volupté -

J'aime  prendre le goûter en délicieuse compagnie, papoter sur l'Histoire et les Windsor.  

J'aime pas  avoir la même idée et de me retrouver dans un salon de thé bondé.

     

Salondethé-B

 -Tarte chocolat banane -

J'aime  son lustre, son buffet de pâtisserie à tentation, ses tableaux bourgeois et ses cadres dorées, ses tables modernes.

J'aime pas  la lumière trop tamisée, l'absence des noms des pâtisseries sur le buffet, la porte de service délabrée/moche décalée par rapport au reste de la salle, les pieds des tables, les tables collées-serrées et de participer aux conversations des voisins espagnols. 

             

Salondethé-C

- Apple pie et quenelle de crème fouettée -

J'aime  regarder dans les assiettes des autres clients et en baver, avoir le choix, les jolies vieilles assiettes.

J'aime pas  hésiter, sentir que le personnel est débordé, la communication assez difficile lors de la commande, et nos assiettes carrées "en série".

     

Salondethé-D

- Pavlova aux framboises -
J'aime pas  leurs tarifs.

J'aime  leurs pâtisseries, particulièrement leur pavlova...

           

Je suis partagée sur cette adresse mais si vous souhaitez savoir où elle se trouve, écrivez-moi.

               

jeudi, décembre 29 2011

Solaneko, à Toulouse

Solaneko-A

Clin d'œil & infiniment merci à A., une lectrice, qui m'a fait découvrir cette adresse :)

          

Ô Rêve  Je suis une fille bizarre et la nuit, je rêve de boufferies... Humm, pourquoi s'étonner? ;)  Une fois, j'ai rêvé d'une cantine japonaise dans un espace infini, proposant une cuisine familiale (pas de sushi, ni brochettes !) et locale (tant qu'à faire) où l'on y trouve un plat du jour qui change réellement tous les jours (ça sent le vécu...)  et ouvert le samedi ! Un lieu quasi unique à Toulouse, à mi-chemin entre l'Okini et le Motchiya. Un beau rêve ?!?

Aujourd'hui, je n'ai pas rêvé, ce lieu existe bien... Puisque j'ai y déjeuné à plusieurs reprises avec à chaque fois un ami différent, et avec toujours autant de plaisir. Il se nomme « Solaneko », et se cache au quartier Saint-Cyprien (mon quartier de cœur), autour de la place de l'Estrapade.

L'établissement, immense et inondé de lumière, est divisé en deux parties. D'un côté, se trouve une petite épicerie proposant des articles artisanaux et des produits bio (dont certains sont utilisés dans sa voisine). Et de l'autre, vous l'auriez devinée, la cantine japonaise, cette partie qui me fait tant rêver :)  L'adresse vient juste d'éclore (début Novembre) et elle a déjà trouvé ses fidèles abeilles ! Et tant mieux, longue vie au Solaneko !!

          

Solaneko-AterSolaneko-Abis

La Réalité  À l'intérieur, de petites tables perdues parmi les grandes (donc peut recevoir des groupes), la cuisine ouverte où l'on peut apercevoir le personnel discret s'activer. On s'égare en plein rêve. On prend place, puis la maitresse des lieux Tomoko nous offre, avec générosité et enthousiasme réservé, un verre d'infusion d'orge grillé... Ses reflets mordorés me séduisent, son parfum fumé est intriguant et au goût, ça me rappelle le café à l'eau, et personnellement, je trouve cette infusion plutôt agréable.

Proposer une restauration japonaise avec des produits locaux et bio, c'est pas un peu incohérent ? Comme je l'avais dit précédemment, il n'est pas nécessaire d'avoir beaucoup de produits japonais pour cuisiner authentiquement japonais... Et je rajouterai même que c'est un révélateur de nos trésors locaux méconnus voire ignorés, et en plus, pour les héros ordinaires, pourquoi pas s'en inspirer quotidiennement dans la cuisine pour équilibrer ses repas (que j'applique désormais chez moi).

D'ailleurs, je ne peux m'empêcher de penser à ce manga « La Petite Forêt » de Daisuke Iragashi (clin d'œil et bel'anniversaire ;) au Mulot) dont je vous conseille, sans tarder, la lecture.

       

Solaneko-BSolaneko-Bbis

« C'est trop trop bon ! »  Comme nous étions les premières clientes de la journée, le service n'a pas tardé. Soudain, sur la table, apparaissent la formule du jour : la petite soupe bien réconfortante, le précieux bol de riz et la grande assiette du jour bien garnie. 

J'avale une gorgée de Soupe Miso. Révélation ! La saveur du miso est discrète mettant en valeur la garniture inhabituelle. Dedans, point de champignon de Paris ou de poireau émincé mais des lamelles de tofu frit et de feuilles de cresson ciselé. Ce mariage peut bousculer les papilles non-converties. À noter aussi que la garniture change selon l'inspiration.

Autre claque : Le riz n'est pas blanc mais complet et vient de Camargue. Chaque graine s'éclate sous la dent délivrant son goût riche en nature, on croirait manger du blé. Nos sens en sont désorientés. Surprenant. Je suis tellement tombée en amour, qu'avant de repartir, j'ai profité pour y faire une petite emplette dans la boutique-colocataire.
Le porc au miso et gingembre-frais nourrissait ma faim de connaissance sur la cuisine japonaise. Très tendre tout en complicité et en émotion. On dirait un plat « doudou », comme si une maman l'aurait préparé pour ses enfants.
La salade d'épinard aux copeaux de bonite (variété de petit thon, séché puis râpé), les tranches de potiron bouilli et la salade verte à la vinaigrette douce à l'huile de sésame complètent l'équilibre végétal et saisonnier. 

Le plat du jour change réellement tous les jours ;) (alternant porc, poulet, poisson...) avec en guest-star des légumes de saison et locaux... D'ailleurs, lors de ma première visite, j'ai vu de mes yeux de vrais légumes (potirons magiques et jolis bouquets d'épinard, entre autre) traversés la salle jusqu'à conquérir l'économat (la réserve). On s'en lasse pas, il faut être toutefois aventurier/très ouvert et ça donne envie de revenir pour découvrir la surprise du jour.

                        

Solaneko-CSolaneko-Cbis

Atterrissage en douceur...  Flan maison au thé parfumé jasmin & Dora-yaki.

La maîtresse des lieux nous avoua timidement que le Dora-yaki n'est pas fait-maison. J'ai pris le risque, la gourmandise me perdra ! Et que rajouter ? Ça a ressemble à deux pancakes à la texture d'une génoise, collés par de la pâte d'adzuki (petit haricot rouge dont les japonais raffolent, le goût rappelle familièrement la crème de marron). Le tout servi dans de la jolie céramique nippone à en rendre jalouses toutes foodistas qui se respectent.

     

Comme tout doux rêves ont une fin... Il faut se réveiller, se lever et régler sa petite note, « Vous reviendrez ? » me lança la maitresse des lieux... C'est sûr, je reviendrai :)  À suivre...

       

         

Solaneko  Épicerie, Cantine japonaise & Salon de thé

9 rue Réclusane (ou près de place de l'Estrapade), Toulouse. 05 62 48 76 28. Réservation très recommandée.

Ouvert du Mardi au Samedi, de 11h à 19h. Attention fermé les Lundi/Dimanche et pas de CB !!

jeudi, décembre 22 2011

Le Tire Bouchon, à Toulouse

TireBouchon-Abis

Pour aujourd'hui, je laisse carte blanche, ou plutôt, je prête ma plume à Ludovic Roif, gourmet éclairé et entremetteur du TerroirCamp que j'ai connu grâce à ma fameuse tarte en juin dernier... Et quelle plume ! De l'enchantement à la lecture comme une rencontre inattendue, comme un cadeau que l'on découvre où se virevoltent les mots entre plaisir, enthousiasme et sincérité... Ô Merci à toi ;)  (Et tu peux revenir quand tu le souhaites, y'aura toujours du bon café et des petits biscuits qui t'attendent à la maison.)

             

Première adresse rencontrée à Toulouse il y a 2 ans et demi grâce à Hippolyte Courty (aujourd'hui torréfacteur), c'était évident. Nous étions presque voisins. J'y retournais souvent. Enflammée l'avait donc mis sur sa liste. Nous nous y sommes rendus en piaillant accompagnés d'une violoniste gameuse et d'un barbu aux yeux pétillants. Voici donc quelques souvenirs de ce repas que nous avons partagé un jour de novembre ensoleillé.

         

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Vin - Sirène de Cadaquès.

Le Tire Bouchon c'est déjà un nom. Il sonne comme une aventure croquignolesque. Dans « bouchon » il y a « cochon », et rien ne ressemble plus à une « queue de cochon » qu'un « tire-bouchon »... Sans doute l'auteur du nom a plutôt pensé à l'invitation sonore à déboucher de bonnes bouteilles de vin, ce bruit qui malgré la raréfaction des bouchons de liège de qualité remplacés par quelques capsules en plastique continuent de nous séduire. Oui le Tire-Bouchon tinte comme un espace d'humeur convivial et sans prise de tête... Une cave à manger comme tant d'autres. Et c'est tout à son honneur !

                  

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Entrées - Velouté de butternut & chantilly à la noisette. Allumette de pieds de porc pané & frisée.

D'abord dédié aux dieux de la vigne (ambiance vivante et nature), sur deux niveaux, quelques tables trouvent place. Des tables qui semblent être arrivées là par hasard, sans préméditation comme s'il avait fallu un jour donner une place à la cuisine dans ce lieu tout entier consacré à Bacchus... Et c'est un peu cela : La cave est née de l'envie de Philippe Lagarde de partager sa passion pour le vin, et quelques temps plus tard, Laurence a décidé de le rejoindre pour partager à son tour ses propres interprétations des saveurs. Ces deux là jouent un duo sans fausse note. Un équilibre paisible se crée et l'étroitesse du lieu n'occasionne aucune bousculade exactement comme les plats qui nous arrivent !    

            

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Plats - Curry de joue de veau. Ravioli fromagère.

Après une présentation courte de l'ardoise, quelques plats aux intitulés simples se présentent, et puis les assiettes. Avec une grande simplicité, chacune semble présenter un paysage bistrotier classique... On voit pourtant déjà le sens du détail dans la présentation des pieds de porcs panés en allumettes, les feuilles de frisée bien ordonnées. En bouche, les saveurs s'assemblent et l'équilibre du moelleux et du croustillant répond à celui de l'acide et du gras... Irrésistible. Suivent des joues de veau dont la tendresse surprennent chacune de mes papilles. Enveloppées dans un curry à peine relevé, joue contre joue pour une relation toute en intimité, elles se dévoilent sans retenue ce qui n'est pas sans créer des correspondances avec la sensualité de ce joli vin de sirène en provenance de Cadaquès. Le dessert déboule comme une partition finale destinée à nous ramener progressivement à la réalité ! C'est un crumble parfaitement structuré où le moelleux de la mangue fait office de fondations rassurantes, alors que le croustillant de la pâte définit les contours d'une coque brisée et que les citrons verts (très citronnelle) nous élèvent vers des cimes de saveurs glacées.

      

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Desserts - Pot de crème au chocolat. Crumble mangue passionnément !

Nous terminons ce repas heureux comme des compagnons ayant participé à un jeu merveilleux dont certaines règles nous échapperaient encore. La Place Dupuy est là avec ses voitures. Le soleil est franc. Alors que la musique laissée sur nos papilles va progressivement s'éteindre, Naima de John Coltrane sera une transition toute trouvée. A moins que cela soit une belle introduction quand il vous viendra l'envie de vous y rendre. Chanceux Toulousains !

         

Ludovic (@ludovicroif)

          

             

Le Tire-Bouchon  Cave à manger

23 place Dupuy, Toulouse (Métro François Verdier) Tel : 05 61 63 49 01

Ouvert du mardi à samedi, de 10h à 20h. Repas servi seulement au déjeuner.

lundi, décembre 19 2011

Souvenirs #8

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Mercredi : 4 filles autour d'une table que parlent-elles ? D'accessibilité web, évidemment ! / Samedi : Un Ange-Lapin à notre table :)

Dimanche : Atelier « Bredele »

        

           

>> Regina Spektor  ::  Hotel Song  

         

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